Rechercher dans tout le site :



Un observatoire de la Biodiversité ordinaire en milieu agricole

Mis à jour le mercredi 11 mars 2015 16:30

En 2014, au moins 38 parcelles ont été engagées dans l’Observatoire Agricole de la Biodiversité. Depuis le lancement de l’observatoire en 2011, c’est 117 parcelles qui ont porté au moins l’un des 5 protocoles proposés dans le cadre de l’observatoire. Peu à peu, le réseau s’agrandit, et tous les systèmes d’exploitation y sont désormais représentés, avec une majorité de grandes cultures. Viennent ensuite les systèmes prairiaux, les systèmes maraichers, et les cultures pérennes.

Plusieurs réseaux sont actuellement identifiés en Ile-de-France, portés par des animateurs locaux. Ceux-ci accompagnent et forment les participants à la réalisation des protocoles. Ils les soutiennent également dans leur démarche tout au long de l’année, notamment quand l’emploi du temps se charge et que le suivi des protocoles est plus difficile. Ces têtes de réseaux sont la Bergerie Nationale, AgroParisTech Grignon, la coopérative ValFrance et enfin Natureparif qui coordonne également le réseau au niveau régional. 

Chaque année, une synthèse nationale est effectuée par le Muséum national d’Histoire naturelle, à laquelle les participants peuvent se référer pour pouvoir comparer leurs résultats. Au sein de son propre réseau, Natureparif effectue également une analyse annuelle des données par exploitant engagé dans l’observatoire.

 

Mis en place en 2009 au niveau national et amorcé en 2011 en Île-de-France, l’Observatoire Agricole de la Biodiversité (OAB), en lien avec les pratiques culturales, poursuit deux objectifs :

-          Le développement d’indicateurs de suivi de l’état de la biodiversité en milieu agricole,

-          La sensibilisation des professionnels de l’agriculture en faveur de pratiques favorables à la biodiversité.

L’OAB répond aux engagements pris parle Ministère de l’Agriculture, le l’Agroalimentaire et de la Forêt dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) et s’appuie sur le programme de sciences participatives Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle.

Principe

Véritable outil de suivi de l’état de la biodiversité, l’OAB propose aux acteurs intéressés d’observer la faune sauvage présente dans leur parcelle et en bordure, grâce à cinq protocoles d’observation standardisés.

Qui peut participer ?

L’OAB s’adresse principalement aux professionnels de l’agriculture intéressés par l’observation de la biodiversité, tous types d’exploitations confondus. Les lycées agricoles peuvent également le mettre en place avec leurs élèves. Les protocoles sont simples et adaptés aux calendriers agricoles.

Les participants contribuent à la connaissance générale de la biodiversité des milieux agricoles tout en apprenant à connaître ou reconnaître la « biodiversité utile » présente sur leurs parcelles, et en collectant des informations sur la fonctionnalité écologiques de leurs parcelles.

Cinq protocoles d’observation

En Île-de-France, les participants à l’OAB sont soutenus par Natureparif, qui leur fourni le matériel nécessaire et les forment à la réalisation des protocoles. Nous prenons également à cœur de les soutenir tout au long de l’année dans cette démarche, et de leur apporter une synthèse annuelle de ce qu’ils ont observé sur leurs parcelles.

Un agriculteur peut engager autant de parcelles qu’il le souhaite dans l’observatoire, et chacune de ces parcelles peut se voit appliquer un ou plusieurs protocoles de suivis, parmi ceux énoncés ci-dessous :

Papillons

Papillons

En pratique, ce protocole consiste à compter les papillons rencontrés, le long d’une parcelle. Il est a effectuer une fois par mois, de mai à septembre, sous des conditions météorologiques favorables (temps ensoleillé et absence de vent).

Les papillons sont sensibles aux modifications d’habitat et à la présence de plantes sauvages à proximité. Ce sont dons des indicateurs de l’état de santé du milieu à l’échelle du paysage.

 

Abeilles solitaires

Ce protocole consiste à poser deux nichoirs à abeilles solitaires en bordure de parcelle, qui seront ensuite visités par l’observateur une fois par mois, de mars à août. L’observation porte sur les opercules construits par les abeilles et qui vont bouger l’entrée de leurs nids. En effet, la matière de ces opercules (feuille, terre, …) va déterminer l’espèce ou le groupe d’espèces qui sera présent sur la parcelle.

De nombreuses études ont montré l’importance des abeilles solitaires dans la pollinisation. Certaines espèces, actives dès le mois de mars, réalisent la pollinisation des arbres fruitiers et des cultures précoces.

Invertébrés terrestres

Pour réaliser ce protocole, il est nécessaire de poser trois planches sur la parcelle, à même le sol. Une fois par mois, d’avril à novembre, le participant va venir soulever ces planches pour observer et noter ce qui se trouve dessous.

De nombreux invertébrés vivent à la surface du sol. En fonction de leur régime alimentaire, ils pourront être considérés comme ravageurs (comme les limaces) ou auxiliaires de cultures (les carabes par exemple). Ce protocole donne à l’agriculteur des informations sur l’équilibre auxiliaires-ravageurs qui caractérise son exploitation.

Vers de terre

Contrairement aux autres protocoles, celui-ci n’est à réaliser sur une parcelle qu’une fois tous les trois ans. Son application consiste à arroser des carrés au sol avec une solution irritante à base d’eau et de moutarde, puis à attendre que les vers de terre remontent à la surface pour être identifiés à l’aide d’une clé de détermination. Ils sont ensuite rincés avant d’être relâchés.

Véritables laboureurs, les vers de terre ont une influence sur les propriétés physiques et chimiques des sols. Leur présence donne une indication sur la qualité biologique et la structure du sol étudié.

Plantes de bord de champs

Ce protocole n’est pas encore développé à l’échelle nationale, mais Natureparif a souhaité le mettre à disposition de son réseau. En effet, la richesse du monde végétal est une base indispensable à la diversité animale et à la bonne fonctionnalité du milieu.

En pratique, l’agriculteur fait un inventaire botanique en bordure de parcelle, une fois par an. Pour ce faire, une clé de détermination lui est fournie. Cette clé liste 52 espèces que l’observateur doit noter s’il les voit. Ces espèces ont été choisies selon différents critères. La majorité d’entre elles seront fréquemment rencontrées sur les bordures des champs, car favorisées par les pratiques culturales. Cependant, quelques espèces messicoles voire rares y figurent également, car elles constituent des indicateurs de la qualité du milieu. (Cliquez ici pour avoir plus d’informations sur ce protocole)

Autres ressources :

Rendez-vous sur le site national de l’OAB : http://observatoire-agricole-biodiversite.fr/ ou contactez Lucile Dewulf, coordinatrice de l’OAB à Natureparif, qui répondra à toutes vos questions à lucile.dewulf@natureparif.fr ou au 01-83-65-40-18


 

Newsletter

Abonnez-vous à la newsletter NatureParif

Fête de la Nature 2017 !

 

 Banniere Fete de la Nature 2017

Saisie de données naturalistes

Cettia IDF
 

Ce site utilise des cookies

En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur En savoir plus