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2. La monétarisation de la biodiversité – des avantages et des limites de cette approche Imprimer Envoyer

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Pour certains économistes, l’évaluation monétaire de la biodiversité est problématique et n’est même pas nécessaire à la mise en place d’incitations, alors que pour d’autres l’évaluation est indispensable pour établir des priorités quand les financements publics sont limités. Pour d’autres enfin, elle aurait surtout pour rôle de « convaincre » les politiques du rôle du maintien de la biodiversité, d’encourager et de légitimer la mise en place d’incitations.
L’exemple d’une des estimations les plus connues de la valeur économique de la biodiversité, réalisée par Constanza et al. (1997), illustre bien les avantages et les limites de la monétarisation de la biodiversité. 

Cet exercice a eu pour objet 17 services écologiques fournis par 16 types d'écosystèmes. Les services considérés incluent la régulation de la composition gazeuse de l’atmosphère, la régulation du climat, la régulation des perturbations, la régulation du cycle de l’eau, l'approvisionnement en eau, le contrôle de l’érosion et la rétention des sédiments, la formation du sol, le recyclage des nutriments, le traitement des déchets, la pollinisation, le contrôle biologique, le rôle de refuge pour les populations migratrices ou résidentes, la production alimentaire, l'approvisionnement en matières premières, l'approvisionnement en ressources génétiques, les services récréatifs et les services culturels.    

Pour calculer la valeur cumulée de ces services, Constanza et ses collègues ont utilisé des chiffres déjà publiés dans la littérature. Leur résultat a indiqué que la valeur produite par ces services est équivalente à environ deux fois le Produit Global Net (PGN, lequel était à l’époque de 18 trillions, i.e., 18 x 1012), à savoir entre 16 et 54 trillions $ par an. La liste de services considérés n’étant pas exhaustive (les services « support » n’ont pas été pris en considération), Constanza et al. indiquent que cette valeur doit être considérée comme une estimation minimale

 


Glossaires:
Constanza et al. (1997) :

Costanza, R., d'Arge, R., de Groot, R., Farber, S., Grasso, M., Hannon, B., Limburg, K., Naeem, S., O'Neill, R.V., Paruelo, J., Raskin, R.G., Sutton, P. et van den Belt, M., 1997. The value of the world's ecosystem services and natural capital. Nature, 387(6630): 253-260.
 

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