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L’Ile-de-France, carrefour de biodiversité

Ci-dessous quelques chiffres, éléments clés pour une compréhension du caractère exceptionnel de la région, qu'il soit lié au patrimoine naturel ou au développement humain.

12 000

Surface en km² de l’Ile-de-France. A titre d’exemple, c’est aussi la surface d’un cercle de 120 km de diamètre. C'est une petite région par rapport à ses 21 consœurs de France métropolitaine. 12 000 km², c'est moins que la moitié de la surface moyenne des régions de France métropolitaine (24 725 km²) et juste un peu plus de 2% du territoire métropolitain.

source : iau idf

1 000

C’est quasiment la densité de l’Ile-de-France en nombre d’habitants par km². La région est de très loin la championne ! C'est presque 10 fois plus que la densité moyenne des autres régions de France métropolitaine (103) pour une population totale de 11 700 000 habitants soit presque 20 % de la population métropolitaine (env. 62 000 000 hab.).

sources : iau idf, insee

20

C’est la part en % de la surface de l’Ile-de-France qui est bâtie. C’est assez peu compte tenu des deux premiers chiffres. Evidement, cela implique aussi que 80 % de la surface n’est pas bâtie !!! Ces 80% sont composés de 65% de surfaces agricoles, 30% de forêts et 5% de zones naturelles diverses (principalement, marais, étangs, cours d’eau, …)

source : iau idf

7 040

La longueur totale des cours d’eau d’Ile-de-France dont 550 km navigables. En prenant en compte également la surface des zones humides franciliennes, on dispose donc d’une région d’accueil favorable au retour de la loutre !

source : iau idf

4 700

C’est la longueur en km des infrastructures de transport (voies rapides et voies ferrées). Ce réseauindispensable à la région constitue autant de barrières à la circulation des espèces. Néanmoins, des aménagements et des pratiques de gestion permettraient de diminuer les effets de barrière de ces infrastructures (voir notre dossier).

source : iau idf

4

C’est le nombre de Parcs Naturels Régionaux en Ile-de-France en activité : Vexin Français, Oise-Pays de France, Haute-Vallée de Chevreuse et Gâtinais Français couvrant déjà presque 20% de la région. A noter en préparation le Parc Naturel Régional de la Brie et des Deux Morin. Il pourrait concerner 132 communes franciliennes de la moitié nord de la Seine-et-Marne. L’Ile-de-France disposerait alors d’un véritable réseau de Parcs Naturel régionaux ceinturant l’agglomération parisienne.

source : région idf

9

C’est le nombre d’outils législatifs de portée nationale concernant la protection des espèces et applicables en Ile-de-France. Ces listes d’espèces protégées sont à considérer comme des outils parmi d’autres permettant de prendre en compte la biodiversité notamment dans les politiques locales et les aménagements. Il faut noter que l’Ile-de-France possède aussi une liste régionale de plantes protégées et une liste régionale d’insectes protégés. C’est la seule région de France à disposer d’un tel outil. Ces outils sont complétés d’outils internationaux dont les fameuses Directives Européennes qui ont conduit à la mise en place du réseau Natura 2000.

source : inpn

 

5

C’est au minimum le nombre d’espèces présentes en Ile-de-France et considérées comme menacées d’extinction au niveau mondial par l’IUCN. La région a donc une responsabilité importante concernant les espèces suivantes : l’Anguille, le Campagnol amphibie, l’Ecrevisse à pattes rouges - non mentionnée depuis longtemps - et le Grand Capricorne. Cette liste rouge est particulièrement utile comme outil pour définir les priorités de conservation des espèces. Il existe des déclinaisons de ces listes au niveau européen et national. L’un des objectifs de Natureparif est de promouvoir le développement de listes régionales mises à jour régulièrement au niveau régional qui permettront de définir les actions urgentes à engager.

sources : inpn, uicn

35

C’est le nombre de sites labellisés Natura 2000 en Ile-de-France. 10 sites sont orientés sur la protection des oiseaux (l’un d’entre eux est à cheval sur l’Ile-de-France et la région Picardie) et 25 autres sites le sont pour la protection des habitats naturels ou des habitats d’espèces de faune ou de flore sauvage vulnérables, rares ou nécessitant une attention particulière.

sources : diren idf, inpn

10

C’est le nombre de Réserves Naturelles Régionales à ce jour en Ile-de-France.

source : région idf

1000

C’est approximativement le nombre de points du réseau de surveillance des oiseaux communs en Ile-de-France. Ce suivi s’appuie sur un réseau d’ornithologues pour la plupart bénévoles. Les informations collectées sont utilisées pour produire des indicateurs de référence aux niveaux national et européen. Très prochainement, des tendances et des indicateurs de suivi de ces populations d’oiseaux à l’échelle régionale seront calculés en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle et le CORIF.

sources : corif, vigie nature

16000

C’est le nombre de pipistrelles communes détectées lors du suivi des populations de chauves-souris en Ile-de-France au cours des trois dernières années. Ce groupe d’espèces est tout particulièrement pertinent lorsqu’on s’intéresse à l’état de la biodiversité : en effet, toutes les espèces sont strictement insectivores et les insectes sont les premières victimes des traitements phytosanitaires. Des communautés de chauves-souris en bonne santé sont le reflet de pratiques durables et d’habitats de bonne qualité. Les résutats d’une étude réalisée dans le Gâtinais francilien montrent que les chauves-souris sont 50% plus abondantes dans les parcelles agricoles entourées de haies arborées que dans celles qui n’en possèdent pas. Un actif supplémentaire à mettre au compte des haies pour les services écologiques qu’elles rendent…

source : vigie nature

4

C’est le nombre d’espèces de plantes carnivores terrestres présentes en Ile-de-France ce dernier siècle. Cette particularité est une adaptation aux milieux extrêmement pauvres en nutriments telles que les tourbières. Leurs « feuilles pièges » illustrent les adaptations d’organes végétaux à des fonctions spécifiques. Parmi ces 4 espèces, 2 ont probablement disparues témoignant de la raréfaction de ces milieux relictuels fragiles ( habitat anciennement plus répandu et ayant persisté grâce à l’existence très localisée de conditions stationnelles favorables). En effet, les milieux favorables aux plantes carnivores relèvent de processus extrêmement long (de 1 000 à 2 500 ans) et de conditions stationnelles particulières (décomposition de débris végétaux dans un milieu saturé en eau et acide)

source : cbnbp

4

C’est le nombre de couples de Blongios nains qui se sont installés dans les roselières du parc de la Courneuve en 2009. Ce petit héron migrateur transsaharien est en déclin en Europe de l’Ouest. Il est présent dans quelques belles roselières d’Ile-de-France parmi lesquelles la plus anthropisée : celle de la Courneuve, sur un plan d’eau créé en il y a moins de 30 ans et à quelques kilomètres du boulevard périphérique.

source : lpo idf

55 000

C’est le nombre de données collectées en Ile-de-France dans les jardins participant à l’opération de suivi des invertébrés communs en Ile-de-France plus connu sous le nom d’Observatoire des Papillons des Jardins. Ces données montrent notamment que la diversité des papillons est variable selon les habitats. Le nombre d’espèces décroît avec le taux d’urbanisation. Il semblerait que le milieu urbain génère un effet de barrière ne favorisant pas la circulation des espèces. Des travaux sont en cours pour tenter de caractériser les connectivités utilisables par les papillons dans le tissu urbain (trame verte en ville). Un indicateur du degré de connectivité de ce tissu devrait émerger prochainement notamment au niveau de l’Ile-de-France.

source : vigie nature

  

 



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