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Partager 5. L’inutilité pour les politiques : la simple agrégation de « toute » la biodiversité (espèces, gènes, services...) ne permet aucune compréhension des directions prises par les changements des services évalués (certains diminuent et d’autres pas ? tous diminuent ? lesquels devraient être protégés ? etc.). Elle ne donne non plus aucune indication sur les priorités que l’action politique de protection devrait aborder (Toman, 1998).
6. L’absence de prise en compte des particularités de la dynamique sociale autour des services écologiques. Cette dynamique n’est pas la même dans toutes les aires géographiques du monde, dans tous les pays, régions... Or, l’étude de Constanza ne prend pas en compte la contextualisation des écosystèmes dans le temps, dans l’espace, ou dans leur cadre de construction sociale de la valeur (Turner et al., 1998, Toman, 1998).
7. L’inadéquation du mode de cadrage du problème de la gestion des services écologiques, qui n’est pas un problème économique mais politique (Ayres, 1998, Rees, 1998).
8. La difficulté pour évaluer des écosystèmes où l’Homme est absent, comme les déserts ou les régions glaciaires (Boisvert et Vivien, 1998).
9. Le nombre de services écologiques pris en compte est réduit, par rapport à ceux qui sont réellement assurés.
10. La faible pertinence méthodologique de l’évaluation des préférences : dans de nombreux cas, le Consentement à Payer a été utilisé, alors qu’il est possible que les personnes questionnées pour appliquer cette méthode n’aient qu’une faible connaissance des services écologiques ; en outre, l’estimation de ces préférences ne tient pas compte des questions d’équité sociale. Ces deux facteurs ont très probablement conduit à des sous-estimations. De plus, les effets du revenu sur l’évaluation monétaire n’ont été que très grossièrement corrigés.
11. Les effets de seuil n’ont pas été pris en considération, les discontinuités et les irréversibilités non plus.
Glossaires: Ayres, 1998, Rees, 1998 : Ayres, R.U., 1998. The price-value paradox. Ecological Economics, 25(1): 17-19.
retour article Boisvert et Vivien, 1998 : Boisvert, V. et Vivien, F-D., 1998. Un prix pour la biodiversité. L’évaluation économique entre différentes légitimités. Natures Sciences Sociétés, 6(2) :17 – 26
retour article Toman, 1998, Norgaard et Bode : Toman, M., 1998. Special Section: Forum on Valuation of Ecosystem Services: Why not to calculate the value of the world’s ecosystem services and natural capital. Ecological Economics, 25(1): 57-60.
Turner, R.K., Adger, W.N. et Brouwer, R., 1998. Ecosystem services value, research needs, and policy relevance: a commentary. Ecological Economics, 25(1):61-65
retour article Turner et al. (1995) : Turner, R.K., Folke, C., Gren, I.M. et Bateman, I.J., 1995. Wetland valuation: three case studies. In: Perrings, C., Mäler, K-G., Folke, C., Holling, C.S. et Jansson, B-O. (eds.), Biodiversity loss, economic and ecological issues. Cambridge University Press, Cambridge, UK, pp. 129 – 149.
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