Le terme "biodiversité" désigne la variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autre systèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces (diversité génétique) et entre espèce (diversité spécifique) ainsi que celle des écosystèmes (diversité écosystémique). (Art. 2 de la Convention sur la diversité biologique adoptée le 22 mai 1992 et ouverte à la signature des États lors de la conférence de Rio le 5 juin 1992).
Ce concept englobe animaux, plantes, champignons, microorganismes mais aussi milieux et surtout toutes les interactions qui rendent leurs vies possibles.
Le territoire d’Ile-de-France, situé au cœur des influences climatiques (océanique, continentale -limite ouest d'aire de répartition européenne d'une espèce très continentale, le Sonneur à ventre jaune- et méditerranéenne -limite nord des populations de lézard vert et de la vipère aspic-, est marqué par la coexistence d’une richesse biologique, d'un développement et d'une activité humaine exceptionnels.
4
C’est au minimum le nombre d’espèces présentes en Ile-de-France et considérées comme menacées d’extinction au niveau mondial par l’IUCN. La région a donc une responsabilité importante concernant les espèces suivantes : l’Anguille, le Campagnol amphibie, l’Ecrevisse à pattes rouges - non mentionnée depuis longtemps - et le Grand Capricorne. Cette liste rouge est particulièrement utile comme outil pour définir les priorités de conservation des espèces. Il existe des déclinaisons de ces listes au niveau européen et national. L’un des objectifs de Natureparif est de promouvoir le développement de listes régionales mises à jour régulièrement au niveau régional qui permettront de définir les actions urgentes à engager.
sources : inpn, uicn
35
C’est le nombre de sites labellisés Natura 2000 en Ile-de-France. 10 sites sont orientés sur la protection des oiseaux (l’un d’entre eux est à cheval sur l’Ile-France et la région Picardie) et 25 autres sites le sont pour la protection des habitats naturels ou des habitats d’espèces de faune ou de flore sauvage vulnérables, rares ou nécessitant une attention particulière.
sources : diren idf, inpn
21
C’est le nombre de Réserves Naturelles Régionales à ce jour en Ile-de-France. Pour 10 d’entre elles, elles ont été classées officiellement par le Conseil Régional, les 11 autres sont d'anciennes Réserves Naturelles Volontaires. De nouveaux classements sont prévus en 2010 et pour les années suivantes, et la Région est en passe de se doter d’un vrai réseau d’espaces remarquables.
source : Région Île-de-France
1000
C’est approximativement le nombre de points du réseau de surveillance des oiseaux communs en Ile-de-France. Ce suivi s’appuie sur un réseau d’ornithologues pour la plupart bénévoles. Les informations collectées sont utilisées pour produire des indicateurs de référence aux niveaux national et européen. Très prochainement, des tendances et des indicateurs de suivi de ces populations d’oiseaux à l’échelle régionale seront calculés en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle et le CORIF.
sources : corif, vigie nature
16000
C’est le nombre de pipistrelles communes détectées lors du suivi des populations de chauves-souris en Ile-de-France au cours des trois dernières années. Ce groupe d’espèces est tout particulièrement pertinent lorsqu’on s’intéresse à l’état de la biodiversité : en effet, toutes les espèces sont strictement insectivores et les insectes sont les premières victimes des traitements phytosanitaires. Des communautés de chauves-souris en bonne santé sont le reflet de pratiques durables et d’habitats de bonne qualité. Les résutats d’une étude réalisée dans le Gâtinais francilien montrent que les chauves-souris sont 50% plus abondantes dans les parcelles agricoles entourées de haies arborées que dans celles qui n’en possèdent pas. Un actif supplémentaire à mettre au compte des haies pour les services écologiques qu’elles rendent…
source : vigie nature
4
C’est le nombre d’espèces de plantes carnivores terrestres présentes en Ile-de-France ce dernier siècle. Cette particularité est une adaptation aux milieux extrêmement pauvres en nutriments telles que les tourbières. Leurs « feuilles pièges » illustrent les adaptations d’organes végétaux à des fonctions spécifiques. Parmi ces 4 espèces, 2 ont probablement disparues témoignant de la raréfaction de ces milieux relictuels fragiles ( habitat anciennement plus répandu et ayant persisté grâce à l’existence très localisée de conditions stationnelles favorables). En effet, les milieux favorables aux plantes carnivores relèvent de processus extrêmement long (de 1 000 à 2 500 ans) et de conditions stationnelles particulières (décomposition de débris végétaux dans un milieu saturé en eau et acide).
source : cbnbp
2
C’est le nombre de couples de Blongios nains qui se sont installés dans les roselières du parc de la Courneuve en 2009. Ce petit héron migrateur transsaharien est en déclin en Europe de l’Ouest. Il est présent dans quelques belles roselières d’Ile-de-France parmi lesquelles la plus anthropisée : celle de la Courneuve, sur un plan d’eau créé en il y a moins de 30 ans et à quelques kilomètres du boulevard périphérique.
source : lpo idf
55000
C’est le nombre de données collectées en Ile-de-France dans les jardins participant à l’opération de suivi des invertébrés communs en Ile-de-France plus connu sous le nom d’Observatoire des Papillons des Jardins. Ces données montrent notamment que la diversité des papillons est variable selon les habitats. Le nombre d’espèces décroît avec le taux d’urbanisation. Il semblerait que le milieu urbain génère un effet de barrière ne favorisant pas la circulation des espèces. Des travaux sont en cours pour tenter de caractériser les connectivités utilisables par les papillons dans le tissu urbain (trame verte en ville). Un indicateur du degré de connectivité de ce tissu devrait émerger prochainement notamment au niveau de l’Ile-de-France.
17 participants, membres ou salariés d'associations naturalistes, de CPIE, étudiants en thèse d'écologie ou encore personnel du Parc du Sausset, parc départemental classé Natura 2000 de Seine-Saint-Denis sont maintenant rompus à l'utilisation d'enregistreurs à ultrasons et à l'analyse de ces derniers.
En effet, ce sont les émissions vocales des chiroptères ("main ailées" étymologiquement), enregistrés et suivis d'années en années sur les mêmes sites –initialement tirés au hasard- et dans les mêmes conditions, soit lors de circuits routiers, soit lors de points d'écoute statiques, qui permettent à l'équipe de Vigie-Nature, au Muséum, de déterminer l'état de santé des populations, leurs préférences en termes de milieux ou encore leurs relations aux pratiques humaines.
Ici une représentation graphique de cris de Sérotine commune, une des espèces dont on peut mieux comprendre les exigences grâce au programme de suivi.
La biodiversité désigne la diversité de toutes formes de vie sur terre. Les conséquences de l’activité humaine ont tellement accéléré le rythme de disparition des espèces qu’en 2050 la moitié pourrait avoir disparu, alors qu’un grand nombre d’entre-elles n’a pas encore été décrit. Nous serions ainsi entrés dans la sixième crise d’extinction des espèces.
La biodiversité représente pour l’homme un potentiel encore très largement inconnu qu’il utilise pour se nourrir, se vêtir, se soigner, embellir son cadre de vie… Elle a également une valeur patrimoniale et culturelle. Chaque disparition d’espèce signifie la perte irréversible d’un patrimoine génétique important. Mais la biodiversité est surtout le “ moteur “ essentiel qui permet aux écosystèmes de se reconstituer après une perturbation : la capacité de «résilience ». En résumé, la biodiversité permet à la vie de se maintenir sur la Terre, grâce aux capacités d’évolution et d’adaptation qu’elle procure. Elle sera ainsi essentielle face au défi du changement climatique.
4
C’est au minimum le nombre d’espèces présentes en Ile-de-France et considérées comme menacées d’extinction au niveau mondial par l’IUCN. La région a donc une responsabilité importante concernant les espèces suivantes : l’Anguille, le Campagnol amphibie, l’Ecrevisse à pattes rouges - non mentionnée depuis longtemps - et le Grand Capricorne. Cette liste rouge est particulièrement utile comme outil pour définir les priorités de conservation des espèces. Il existe des déclinaisons de ces listes au niveau européen et national. L’un des objectifs de Natureparif est de promouvoir le développement de listes régionales mises à jour régulièrement au niveau régional qui permettront de définir les actions urgentes à engager.
sources : inpn, uicn
35
C’est le nombre de sites labellisés Natura 2000 en Ile-de-France. 10 sites sont orientés sur la protection des oiseaux (l’un d’entre eux est à cheval sur l’Ile-de-France et la région Picardie) et 25 autres sites le sont pour la protection des habitats naturels ou des habitats d’espèces de faune ou de flore sauvage vulnérables, rares ou nécessitant une attention particulière.
sources : diren idf, inpn
21
C’est le nombre de Réserves Naturelles Régionales à ce jour en Ile-de-France. Pour 10 d’entre elles, elles ont été classées officiellement par le Conseil Régional, les 11 autres sont d'anciennes Réserves Naturelles Volontaires. De nouveaux classements sont prévus en 2010 et pour les années suivantes, et la Région est en passe de se doter d’un vrai réseau d’espaces remarquables.
source : région idf
1 000
C’est approximativement le nombre de points du réseau de surveillance des oiseaux communs en Ile-de-France. Ce suivi s’appuie sur un réseau d’ornithologues pour la plupart bénévoles. Les informations collectées sont utilisées pour produire des indicateurs de référence aux niveaux national et européen. Très prochainement, des tendances et des indicateurs de suivi de ces populations d’oiseaux à l’échelle régionale seront calculés en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle et le CORIF.
sources : corif, vigie nature
16 000
C’est le nombre de pipistrelles communes détectées lors du suivi des populations de chauves-souris en Ile-de-France au cours des trois dernières années. Ce groupe d’espèces est tout particulièrement pertinent lorsqu’on s’intéresse à l’état de la biodiversité : en effet, toutes les espèces sont strictement insectivores et les insectes sont les premières victimes des traitements phytosanitaires. Des communautés de chauves-souris en bonne santé sont le reflet de pratiques durables et d’habitats de bonne qualité. Les résutats d’une étude réalisée dans le Gâtinais francilien montrent que les chauves-souris sont 50% plus abondantes dans les parcelles agricoles entourées de haies arborées que dans celles qui n’en possèdent pas. Un actif supplémentaire à mettre au compte des haies pour les services écologiques qu’elles rendent…
source : vigie nature
4
C’est le nombre d’espèces de plantes carnivores terrestres présentes en Ile-de-France ce dernier siècle. Cette particularité est une adaptation aux milieux extrêmement pauvres en nutriments telles que les tourbières. Leurs « feuilles pièges » illustrent les adaptations d’organes végétaux à des fonctions spécifiques. Parmi ces 4 espèces, 2 ont probablement disparues témoignant de la raréfaction de ces milieux relictuels fragiles ( habitat anciennement plus répandu et ayant persisté grâce à l’existence très localisée de conditions stationnelles favorables). En effet, les milieux favorables aux plantes carnivores relèvent de processus extrêmement long (de 1 000 à 2 500 ans)et de conditions stationnelles particulières (décomposition de débris végétaux dans un milieu saturé en eau et acide)
source : cbnbp
2
C’est le nombre de couples de Blongios nains qui se sont installés dans les roselières du parc de la Courneuve en 2008. Ce petit héron migrateur transsaharien est en déclin en Europe de l’Ouest. Il est présent dans quelques belles roselières d’Ile-de-France parmi lesquelles la plus anthropisée : celle de la Courneuve, sur un plan d’eau créé en il y a moins de 30 ans et à quelques kilomètres du boulevard périphérique.
source : lpo idf
55 000
C’est le nombre de données collectées en Ile-de-France dans les jardins participant à l’opération de suivi des invertébrés communs en Ile-de-France plus connu sous le nom d’Observatoire des Papillons des Jardins. Ces données montrent notamment que la diversité des papillons est variable selon les habitats. Le nombre d’espèces décroît avec le taux d’urbanisation. Il semblerait que le milieu urbain génèreun effet de barrière ne favorisant pas la circulation des espèces. Des travaux sont en cours pour tenter de caractériser les connectivités utilisables par les papillons dans le tissu urbain (trame verte en ville). Un indicateur du degré de connectivité de ce tissu devrait émerger prochainement notamment au niveau de l’Ile-de-France.
En lien avec les pôles thématiques de connaissance, Natureparif se propose de mettre en place des réseaux de surveillance de la nature en Ile-de-France.
La dégradation ou la pollution des milieux peuvent s’évaluer par l’absence ou la présence de certaines espèces que l’on nomme espèces sentinelles. Par ailleurs, l’état et l’évolution d’un milieu peuvent se mesurer à partir de l’état de santé ou de la présence de certaines espèces, appelées espèces bioindicatrices.
Ainsi, sur la base des informations fournies par les scientifiques naturalistes comme par exemple des fiches permettant d’identifier des espèces envahissantes ou présentant un danger (pour l’Homme1 , pour les écosystèmes ou les autres espèces). Natureparif assurera, en lien avec les scientifiques, la formation des personnels des collectivités, des agriculteurs et l’information des naturalistes afin de détecter la présence de telles espèces, et d’alerter sur les dangers qu’elles présentent.
Les pôles thématiques de connaissance détermineront quelles sont les espèces bio-indicatrices ou sentinelles qui permettront de développer des réseaux de surveillance adaptés aux problématiques franciliennes. Ils conseilleront les réseaux pour la mise en œuvre et/ou la définition des protocoles de suivi. Plus d’information...
1 Par exemple, la berce du Caucase engendre des brulures graves lorsqu’on la coupe, une espèce d’ambroisie engendre des rhinites, …
Le Passeport Biodiversité Île-de-France vous invite au voyage !
...
Les Zones Humides en Île-de-France.
Lundi, 16 Août 2010 14:35
Communiqué Naturel Brut
Vendredi, 02 Juillet 2010 09:01
Les parcs naturels régionaux et la Trame verte et bleue
Jeudi, 24 Juin 2010 10:57
Grand prix de l'environnement
Lundi, 21 Juin 2010 08:43
Voyagez Nature !
Jeudi, 27 Mai 2010 14:59
L'abeille sentinelle de l'environnement
Jeudi, 27 Mai 2010 10:29
Passeport Biodiversité en Île-de-France
Jeudi, 20 Mai 2010 08:56
Natureparif c'est :
Notre réseau social
Editorial
d'Anny PoursinoffIl y a un peu plus de deux mois, le 2 juin 2010, le Conseil d’administration de Natureparif me désignait comme Présidente pour succéder à Jean-Vincent Placé dont je salue l’engagement sans faille en faveur de notre agence. La création de Natureparif lui doit beaucoup et sa détermination a permis de faire de celle-ci un acteur majeur de la biodiversité en Île-de-France. Rien ne serait possible sans les femmes et les hommes qui composent l’équipe de notre agence. Toutes et tous, depuis deux ans, mettent ainsi au service de la biodiversité en Ile-de-France, leur disponibilité, leur professionnalisme et surtout leur passion.