Le 24 janvier dernier Natureparif et la Mairie de Paris organisaient dans le cadre du plan d’action des autorités locales pour la biodiversité adopté à Nagoya en 2010, une rencontre consacrée aux relations entre « « Politiques urbaines et biodiversité » Les villes ont en effet aujourd’hui un rôle clé à jouer pour enrayer le recul accéléré que connait la biodiversité. En témoigne le rapport remis il y a quelques jours à l’ONU dans la perspective du sommet de la Terre qui se tient à Rio en juin prochain. Dans ce document rédigé par une vingtaine de personnalités venues de tous les horizons, la santé de la Terre apparaît particulièrement inquiétante. On y apprend ainsi que 75 % des services rendus par la nature (pollinisation des cultures, filtration de l'eau, protection contre les inondations…) sont considérés comme en déclin par les scientifiques. Or, parmi les causes principales de cette érosion de la biodiversité, est clairement pointé du doigt le facteur urbain. En ce début de 21ème siècle, plus de 50% de l’Humanité vit à présent dans les villes –en France, ce chiffre atteint même 75% - et ce mouvement ne devrait pas s’inverser de sitôt