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L’Île-de-France compte désormais 11 espèces mondialement menacées

Mis à jour le vendredi 20 novembre 2015 11:44

Tourterelle des boisLa Liste rouge mondiale des oiseaux menacés vient d’être actualisée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Pour la première fois, deux oiseaux nicheurs franciliens rejoignent la liste des espèces menacées au niveau mondial. Deux espèces qu’il est encore possible de chasser.

La Tourterelle des bois (Streptopelia turtur), dont le discret roucoulement accompagnait fréquemment les promenades rurales, a décliné de 75% en île-de-France au cours des 10 dernières années (d’après le STOC-EPS). Désormais, observer l’espèce fait partie des points forts d’une sortie ornithologique ! Les inventaires menés pour le dernier Atlas des oiseaux nicheurs de France, compilés par le Centre Ornithologique d’Île-de-France, indiquent qu’il ne reste probablement qu’entre 1000 et 2000 couples dans la région,soit un peu plus d’un couple pour 10 km² en moyenne. L’expansion urbaine et l’intensification des paysages agricoles ont eu raison d’une partie des habitats de cette espèce, qui fuit également la ville : haies, arbres isolés, friches arborées et lisières buissonnantes constituent ses principaux habitats de reproduction. Le braconnage, pratiqué pendant des années au printemps dans le Sud-Ouest de la France, a participé à la fragilisation des populations. L’espèce est toujours chassable en automne, partout en France, et n’est pas non plus épargnée sur ses aires d’hivernage en Afrique, puisqu’elle y est également chassée de de manière intensive. Par ailleurs, les changements climatiques au Sahel ont d’autres impacts sur cette espèce, et il est envisageable que, comme de nombreux oiseaux migrateurs au long cours, elle rencontre des problèmes de décalage vis-à-vis de l’avancée du pic d’abondance de ses ressources printanières. Ainsi, elle vient d’être classée Vulnérable par l’UICN, au regard du déclin de 30% de ses populations mesuré au cours des 16 dernières années sur l’ensemble de l’Europe.

Sympetrum fonscolombii femelle.JPGLe Fuligule milouin est un nicheur très rare en Île-de-France : un peu moins de 10 couples s’y reproduisent, dans la vallée de la Marne (Réserve Naturelle Régionale du Grand Voyeux, Sablière de Jabline, bassins de Villenoy), en Bassée (Varennes-sur-Seine), sur les bassins de Lieusaint (77) et dans les Yvelines (Réserve Naturelle Nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines). Les populations venues du Nord de l’Europe hivernent encore en nombre assez important en île-de-France, principalement sur les plans d’eau des vallées de la Seine et de la Marne (environ 5000 individus par hiver, soit 7% de la population hivernale française). Les raisons de son déclin sont moins connues. En île-de-France, l’offre en sites favorables à l’espèce semble pourtant avoir augmentée. Il s’agit cependant d’une espèce chassable, ce qui peut avoir des conséquences sur l’état des populations.

L’île-de-France compte ainsi désormais 11 espèces menacées au niveau mondial, les neuf autres étant :

  • L’Anguille d’Europe (en danger critique d’extinction)
  • L’Ecrevisse à pattes blanches (en danger)
  • La Bythinelle des moulins (un petit escargot ; en danger)
  • Le Taupin violacé (un coléoptère saproxylique ; en danger)
  • La Mulette épaisse (une moule d’eau douce ; en danger)
  • Un autre taupin, Ampedus brunnicornis (vulnérable)
  • L’Anodonte comprimée (une moule d’eau douce ; vulnérable)
  • La Grande cyclade (un bivalve d’eau douce ; vulnérable)
  • L’Etoile d’eau (la seule plante francilienne menacée au niveau mondial ; vulnérable)

 

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